De la vision du corps en yoga

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Vishnu_Vishvarupa microcosme macrocosme

La vision du corps dans la tradition Indienne

L’inde a orienté trés tôt, dés les Veda (textes sacrés), sa réflexion vers la nature et le rôle du corps. En s’interrogeant sur le mystère de l’existence, la manière dont la vie circule en soi, les liens souffle-pensée…, les penseurs de l’Inde ancienne ont formulé des conceptions subtiles, fondées sur l’expérience et l’intuition.

Le corps du yogi est un mandala

Le corps est conçu comme un mandala, diagramme sacré s’inscrivant dans une structure équilibrée et centrée. Une telle conception ne concernent pas seulement la forme apparente mais touche les diverses dimensions de l’homme déclinées dans les philosophies hindoues en allant de l’extériorité vers l’intériorité la plus subtile :

  • Corps physique
  • Souffle-énergie
  • Pensée et faculté intuitive
  • Coeur-conscience

Les trois corps : physique, énergétique, spirituel

La tradition indienne (ici Upanishad et Tantra) voit le corps comme un univers continu tissé de réseaux complexes à la fois physiques, psychiques, énergétiques où corps, souffle, esprit sont intimement liés.

L’inde oppose à la dualité occidentale corps-esprit, la triade corps-souffle-esprit.

Celle-ci comprend :

Microcosme et macrocosme

Tout ce qui existe dans la nature est aussi présent dans chaque individu. Le corps, structuré à l’image de l’univers, est un espace ouvert ; il forme le lien vivant de l’individu avec le monde. Cette prise de conscience est à la base du sentiment de plénitude mais aussi de la santé.

Puisqu’il est en consonance avec le tout, le corps constitue un mode d’accès privilégié à l’expérience directe de la vérité (Ritam, Satyam).

Pour chaque individu, le corps est la maison de l’être et de l’esprit, la demeure de la conscience.

On est, plutôt que l’on ne possède un corps

De là, l’insistance sur la qualité dé la perception du corps, attention qui prélude aux ascèses (tapas) les plus intenses. A travers lui, on accède à une sagesse innée, depuis toujours inscrite en soi.

Puisque la vie n’est pas séparable du corps, c’est à bord de notre corps comme à bord d’un vaisseau que la traversée du Samsâra vers la libération peut advenir par la pratique de yoga.

“De son regard né le soleil, de son souffle est né le vent, le feu est né de sa bouche, organe de la parole et receptacle de la nourriture, la lune est née de sa pensée, de son oreille surgirent les orients. Ainsi furent ordonnés les mondes”. Upanishad

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